mercredi 10 octobre 2007

L'humour de Cyrano


Deux scènes irrésistibles, parmi bien d’autres, dans le chef d’œuvre d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac :

• la première se situe au premier acte juste après la fameuse tirade des nez dans laquelle Cyrano tourne en ridicule le Vicomte, lequel n’a rien trouvé de plus original, pour railler son appendice nasal, que de lui lancer bien banalement :

« Vous…vous avez un nez…heu…un nez…très grand. »


Humilié et ridiculisé par la tirade et par les quelques phrases ironiques de Cyrano qui s’en suivent, le Vicomte réagit par l'insulte :

LE VICOMTE

« Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule ! »

CYRANO (en ôtant son chapeau et saluant comme si le Vicomte venait de se présenter) :

« Ah ?…Et moi, Cyrano Savinien Hercule
De Bergerac. »


• la deuxième scène se situe peu avant la fin du deuxième acte : Cyrano, génial mélange d’Alceste et de Don Quichotte, qui vient de subir les railleries de Christian sur son nez s’apprête à lui régler son compte mais ce dernier se présente comme l’homme dont Roxane est amoureuse et que Cyrano, lui-même amoureux de Roxane et homme au grand cœur, a promis à celle-ci de protéger. Cyrano se montre alors brusquement gentil et fraternel avec son rival qui subitement se confond de respect et d’admiration pour le Gascon.

CYRANO (revenant sur les railleries de Christian)

Mais tous ces nez que vous m’avez…


CHRISTIAN

Je les retire !

Naturellement l’humour de ces deux réparties ne saute pas forcément aux yeux, lues comme ça sur le papier ou sur un écran d’ordinateur, mais je peux vous garantir qu’elles sont irrésistibles sur scène, dans le contexte de la pièce, par leur effet de surprise. La preuve, c’est qu’elles m’ont fait rire, moi qui suis très mauvais public pour le comique et à qui il en faut beaucoup pour le faire rire.

Ouvrons une parenthèse : (pour revenir à la tirade des nez, j’ai trouvé la dernière interprétation en date de Michel Vuillermoz dans la mise en scène de Denis Poladylès très gasconne mais peut-être un peu trop rapide alors que celle de Gérard Depardieu, plus lente, m’a semblé un tantinet monocorde et bien peu truculente (pour un Gascon digne de ce nom !), la première interprétation étant à mes yeux infiniment supérieure à la première. Mais c’est un avis très personnel que je ne partage pas moins. Les débats sont ouverts.) La parenthèse est à présent fermée.

samedi 6 octobre 2007

L'humour d'Alain


Dans le texte XIX des Propos sur le bonheur, L’art de bâiller, Emile Chartier, alias Alain, compare le bâillement au rire et aux sanglots. Selon lui le bâillement est “une revanche de la vie et comme une reprise de santé. Il est contagieux et se communique par l’abandon du sérieux et comme une emphatique déclaration d’insouciance…C’est comme un signal de rompre les rangs.”. Le rire et les sanglots aussi, assure le philosophe, tout en les considèrant comme “des solutions du même genre, mais plus retenues, plus contrariées ; il s’y montre une lutte entre deux pensées, dont l’une enchaîne et l’autre délivre. Au lieu que, par le bâillement, toutes les pensées sont mises en fuite, liantes et délivrantes.”.

Je comprends mieux, maintenant, pourquoi certains spectacles d’humour sont si irrésistibles qu’ils déclenchent immanquablement chez les spectateurs des bâillements collectifs à gorge déployée et à s’en décrocher la mâchoire. Je comprends moins, en revanche, pourquoi la lecture des Propos sur le bonheur m’a fait tant bâiller car, du texte I au texte XCIII, je n’ai pas décelé, malgré ma bonne volonté et plusieurs relectures, une once d’humour même au énième degré dans les sages propos d’Émile Chartier.

dimanche 30 septembre 2007

Le rire des Cyniques


Ironie en paroles et en actes, provocations en tous genres, mépris des conventions sociales, transgression des principes et des idées reçues, culte des paradoxes, de la surenchère et du scandale, le rire agressif des philosophes cyniques, tente, sous couvert d’amoralisme, de ramener l’homme vers des valeurs authentiques et se donne par là-même un but moral. Voilà ce qu’écrit Vladimir Jankélévitch à leur propos : “Le cynisme est souvent un moralisme déçu et une extrême ironie… Le cynisme n’est autre chose qu’une ironie frénétique et qui s’amuse à choquer les philistins pour le plaisir… Le cynique joue le tout pour le tout : défiant morale et logique, il revendique hautement cela même qu’on lui reproche”
Exemple : Diogène de Sinope dit le Cynique (vers 410-vers 323 avant JC), l’homme dont la légende prétend qu’il vivait dans un tonneau, qui n’hésitait pas à se livrer à l’onanisme ou à faire ses besoins en public et qui, invité dans une maison luxueusement meublée, crache sur le visage de son hôte, après que celui-ci lui a demandé de ne pas cracher par terre, en lui criant que c’était le seul endroit sale qu’il eût trouvé et où il pût le faire.
Autre exemple (non présocratique) : Gainsbarre -je n’ai pas écrit Gainsbourg- qui, à côté de Diogène, passerait presque pour un enfant de chœur.
Mais sur le fond : Diogène-Gainsbarre, même combat !

lundi 24 septembre 2007

Aphorismes

Soldats de tous les pays, faites la sieste, pas la guerre, et si possible tous en même temps, bande de feignasses !



Le Diable et Dieu coexistent en nous et s’y livrent un combat sans merci dont nous n’avons aucune chance de sortir vivants.

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Aphorismes personnels in Aphorismes de comptoir, Ed. de l’Adret-1999.

mercredi 19 septembre 2007

Destin

Quand j’observe les gens dans la rue, je ne peux m’empêcher d’imaginer, s’ils sont jeunes, le visage qu’ils auront quand il seront devenus des personnes âgées et inversement, s’ils sont vieux, comment ils étaient quand ils avaient quarante ou cinquante ans de moins. J’ai même parfois poussé le vice jusqu’à les imaginer sur leur lit de mort en vieillards cacochymes ou dans leur berceau quand ils étaient nourrissons. À cet égard, il y a pas mal de personnes dont j’ai pensé en voyant leur visage qu’ils avaient dû faire de bien vilains bébés !

Hier j’ai croisé dans la rue une jeune fille souriante aux joues roses d’une vingtaine d’années, dynamique et volontaire, mais à peine a-t-elle échappé à mon regard que je l’ai imaginée à soixante-dix ans, comme si j’y étais, en veuve brisée devant le cercueil de son (futur) époux le jour de ses obsèques. Et pour tout dire, j’ai failli rebrousser chemin pour retrouver cette jeune fille afin de lui présenter par anticipation mes condoléances.

vendredi 14 septembre 2007

Un égale trois


J’ai eu à deux reprises le privilège de rencontrer Jacques Martin. La première fois, c’était à Pékin en été 1979 où il se trouvait que je résidasse par hasard dans le même hôtel que lui. Un homme très abordable, très gentil, plein de vie. Je me revois comme si c’était hier, dans les rues de Pékin, en train de lui présenter une de ses consœurs, la comédienne britannique Carol Drinkwater, dans ses petits souliers, avec laquelle je voyageais et qui n’était pas encore très connue dans son pays. La deuxième fois, cela se passa quelques années plus tard dans les coulisses de l’opéra de Lyon (mais là, je l’avais bien cherché !) où j’avais assisté dans les cintres à l’une des représentations de la Belle Hélène. Mes meilleurs souvenirs de cet humoriste hors pair à l’imagination débordante et aux multiples talents : son émission décapante avec Jean Yanne Deux égale trois. Mais par la suite je ne manquais pour rien au monde le Petit Rapporteur.

samedi 8 septembre 2007

Politique-fiction



Voici en exclusivité Nicolas Sarkozy quand il aura atteint, si Dieu lui prête vie, le grand âge ou peut-être le temps des désillusions…

mercredi 5 septembre 2007

Aphorismes

Le ridicule ne tue pas, c’est pourquoi les hommes, de plus en plus, portent des revolvers.

*

Pour observer le monde en miniature, il suffit d’assister à une assemblée de copropriétaires.

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Aphorismes personnels in Aphorimes de comptoir. Ed l'Adret 1999.

mercredi 29 août 2007

Les dix petits nègres

Lu ce soir sur lemonde.fr :

« Le cabinet de la ministre de la justice, Rachida Dati, n’a pas fini de tanguer. Après le départ en juillet de son directeur de cabinet, Michel Dobkine, et de trois magistrats recrutés comme conseillers, c’est au tour de Michel Marquer, successeur de M. Dobkine, de partir. »
Voilà, et de cinq ! Mais quelle mystérieuse mouche pique, les uns après les autres, les collaborateurs de notre Garde des Sceaux (qui pourtant n’a pas une tête à faire mal à une mouche) pour les faire quitter précipitamment la place Vendôme ? Un véritable suspense s’installe au ministère de la justice comme, meurtres en moins, dans les Dix petits nègres d’Agatha Christie. À qui le tour ? Rachida elle-même ? Car, à l’instar du Meurtre de Roger Ackroyd où l’assassin, contre toute attente, est le narrateur, le coupable du ministère de la justice n’est peut-être pas celle que l’on croit.

dimanche 26 août 2007

Les pages du dictionnaire : solution

Notre dictionnaire de l’humour comporte 1231 pages.

En effet, de la page 1 à la page 9, il faut 9 caractères d’imprimerie, de la page 10 à la page 99, il faut 90 x 2 = 180 caractères, de la page 100 à la page 999, il faut 3 x 900 caractères, de la page 1000 à la page 9999, il faut 4 x 9000 caractères etc…
Jusqu’à la page 999, il faut donc 9 + 180 + 2700 caractères soit 2.889 caractères. Il manque donc pour notre dictionnaire 3817 - 2889 = 928 caractères pour des pages à 4 caractères soit 928/4 = 232 pages qui ajoutées aux 999 donnent les 1231 pages du dictionnaire.

vendredi 17 août 2007

Une filiation difficile : solution

À Chamonix, puisque Jacques est le plus jeune des trois garçons.

En effet, en l’absence de divorce:
Monsieur A et Madame B ont un fils Paul
Monsieur C et Madame D ont un fils Pierre
Monsieur A et Madame D, frère et soeur, décèdent
Monsieur C épouse en seconde noce Madame B et ont un fils, Jacques qui est forcément le plus jeune des trois garçons.

samedi 11 août 2007

Les pages du dictionnaire


Voici encore un petit casse-tête estival, histoire d’exciter un peu les neurones et en particulier ceux qui sont en train de prendre leurs vacances, les synapses en éventail.

Soit un dictionnaire de l’humour et de la fantaisie dont la pagination a nécessité 3817 caractères. Combien comporte-t-il de pages ?


Solution dans une prochaine note

mardi 7 août 2007

mercredi 1 août 2007

Une filiation difficile (énigme)

Voici une énigme de facture personnelle qui ne se veut pas énervante. Enfin j’espère…

Pierre, Paul et Jacques sont trois jeunes hommes beaux, riches et intelligents, nés de mariages parfaitement légitimes. Pierre habite à Montpellier dans un vieil atelier d’artiste tout près de la place de la Comédie, Paul près de Bordeaux dans une villa avec jardin à deux pas de l’estuaire girondin et Jacques, le grand montagnard de la famille, à Chamonix.
• Pierre et Jacques sont les seuls fils de leur père.
• La tante de Pierre est la mère de Paul et de Jacques.
• Pierre et Paul n’ont pas la même grand-mère maternelle.
Sachant qu’il ne s’est produit aucun divorce parmi les protagonistes de l’histoire, où habite le plus jeune des trois garçons?

Solutions prochainement.

vendredi 27 juillet 2007

Mots croisés (3)


Des mots croisés à imprimer et à résoudre sur la plage mais cette fois, vous ne vous contenterez pas de quelques définitions mais d’une grille complète (toujours de mon cru). Cela n’en sera que plus fastoche. Résultats dans une prochaine note. Bon remue-méninges !

lundi 23 juillet 2007

Humour au (septième) ciel

Un commandant de bord doit-il à tout prix, quand il s’adresse à ses passagers, parler comme un monstre froid, avec un débit rapide, en mangeant la moitié de ses mots, sur un ton monocorde de pur technicien-jouant-le-rôle-de-père-protecteur et surtout sans exprimer la moindre touche personnelle. C’est la question que je me suis posée hier alors que je me trouvais dans un appareil d’Air France quelque part au-dessus des Alpes suisses entre Gênes et Paris ? Comme beaucoup d’entre vous, j’ai souvent voyagé en avion et donc écouté la voix d’autant de commandants de bord et cependant, parmi toutes ces voix conventionnelles, impersonnelles et parfaitement interchangeables de pilotes de ligne, je me souviens une fois être tombé sur une qui sortait nettement du lot. Cette voix était chaleureuse, elle prononçait les mots tranquillement avec un souci d’intelligibilité, elle chantonnait carrément et surtout l’homme qui l’utilisait prenait la peine de mettre une note d’humour dans son discours technique, que ce soit à propos de la météo, des fameuses turbulences ou de ce que l’on a coutume d’appeler à tort les trous d’air. Ce commandant de bord, à l’évidence, aimait son métier et ses passagers, et il ne donnait pas l’impression de transporter du bétail(*). Croyez-vous que les autres passagers et moi-même l’aient jugé incompétent pour autant ? Bien au contraire, il nous inspirait encore davantage confiance et, grâce à lui, les plus peureux d’entre nous reprenaient des couleurs.

A propos de rire et de commandant de bord, voici une anecdote savoureuse qui m’a été rapportée par un ami. Alors que celui-ci se trouve dans un avion, le commandant de bord se présente par son nom qui n’est autre que de Funès puisqu’il est le fils de notre grand comique national qui joua le Gendarme de Saint-Tropez. Mais à peine ont-ils entendu son nom que tous les passagers, à l’unisson, partent dans un éclat de rire général.

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(*)Dans le langage des pilotes et copilotes, les hôtesses de l’air et les stewards s’appellent, paraît-il, la poulaille !

samedi 14 juillet 2007

L'humour de Kurt Elling

En voilà un au moins qui ne se la pète pas ! Kurt Elling, l’une des plus grandes figures du jazz vocal actuel, swingueur hors pair considéré par le San Francisco Chronicle, comme “le chanteur jazz le plus créatif et le plus flamboyant des dix dernières années”, resplendit sur scène par sa voix baryton de velours qui, sur quatre octaves, exprime et communique une émotion inouïe, par sa technique vocale qui vous donne l’illusion d’entendre un véritable instrument (il va jusqu’à imiter le saxo de John Coltrane, la contrebasse de Charlie Haden ou des envolées aiguës de guitare électrique), par sa créativité dans sa manière de reprendre des standards de Sinatra, Fred Astaire et Dean Martin et de mettre ses propres paroles et sa propre émotion sur des improvisations de Keith Jarrett ou Dexter Gordon, de se lancer a capella enfin ou de vous offrir en français s’il vous plaît ! la chanson de Jean Sablon « Je tire ma révérence » accompagné seulement de la contrebasse.
Mais ce qui frappe tout autant chez ce presque quadragénaire cultivé natif de Chicago qui se destinait d’abord au professorat de philosophie, c’est le charisme et surtout l’humour, un humour toujours présent qui teinte littéralement le personnage dans la masse autant par sa façon de ne pas se prendre au sérieux sur scène que par ses clins d’œil à son public transporté, ses reprises parfois parodiques des grands classiques des crooners américains et sa manière de surprendre ceux qui l’écoutent. Kurt Elling ne va-t-il pas jusqu’à glisser avec malice dans la langue de Molière, entre deux improvisations elles-mêmes humoristiques de ses musiciens qui valent le déplacement à eux tous seuls (l’incroyable pianiste Laurence Hobgood, le précis et percutant contrebassiste Ron Amster et le batteur tout en nuance et en souplesse Willie Jones) des aphorismes tirés de La Fontaine, Voltaire et Rousseau dont la présence incongrue dans le spectacle vous fait mourir de rire.
Rien à voir avec Keith Jarrett, tout aussi génial mais dans un autre genre, qui ignore superbement le public et se livre, dos tourné, à d’extraordinaires improvisations au piano avec une rigueur monacale et une précision arithmétique (ce qui n’enlève rien à son génie) tout en exigeant du public une écoute religieuse qui n’admet pas la moindre toux d’un spectateur.
Bref le talent immense, l’émotion, le romantisme, la tendresse, l’élégance et puis l’humour ! La classe quoi ! Chapeau Monsieur Kurt Elling !

lundi 9 juillet 2007

Aphorismes

Pour avoir le moral, il me suffit de voir un cul-de-jatte.

*

Être libre, c’est être nu. Oui, mais être nu place de la Concorde, c’est avoir la certitude de se trouver, dans les plus brefs délais, derrière les barreaux.

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Aphorismes personnels in Aphorismes de comptoir, Ed. L’Adret-1999

jeudi 5 juillet 2007

Rire de tout

Pierre Desproges disait qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Sans doute. Faire rire de tout en revanche me semble autrement plus difficile et n’est pas donné à tout le monde. À moins d’être toujours inspiré y compris pas des événements ou des comportements qui habituellement nous font pleurer. Pour cela, il faut beaucoup de doigté, encore plus d’esprit, énormément de recul, un zeste de méchanceté, un gros fond de vérité, le tout cachant une bonne dose de générosité. Cela donne, si je ne me trompe pas, l’humour noir.

dimanche 1 juillet 2007

Insultes

Sur le blog d’Helen Faradji, ancienne critique de cinéma québécoise, Arrête ton cinéma ! (*), on trouve, provenant parfois de femmes, quelques phrases assassines et sexistes qui ont la particularité d’avoir été proférées par des célébrités sur d’autres célébrités.

Exemples :

«Elle est capable d’exprimer toute la gamme des émotions, de A à B.»
(L’actrice Dorothy Parker, à propos de Katharine Hepburn)

«On dirait un aspirateur avec des mamelons.»
(Otto Preminger, à propos de Marilyn Monroe)

«J’ai toujours su que Frank se retrouverait au lit avec un garçon.»
(Ava Gardner, à propos du mariage de Frank Sinatra avec Mia Farrow)

Au moins ces citations ont-elles l’avantage de ne pas manquer d’humour, à la différence de la phrase volée, on ne peut plus directe et sans esprit, de Patrick Devedjian traitant Anne-Marie Comparini de salope, une phrase prononcée pourtant avec un sourire tordu.

Qu’on se le dise, les célébrités et les hommes politiques ont intérêt à faire attention une fois pour toute aux murs qui ont des oreilles et des caméras. Dire qu’à deux siècles près, on aurait pu voir sur Dailymotion Napoléon lancer le 28 janvier 1809 à son grand chambellan Talleyrand soupçonné de trahison : « Vous êtes de la merde dans un bas de soie ! ».

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(*) http://www.arretetoncinema.blogspot.com/